MERCOSUR : La signature d’un accord commercial qui préoccupe les agriculteurs

MERCOSUR : La signature d’un accord commercial qui préoccupe les agriculteurs

Le samedi 17 janvier, l’Union européenne et les pays du Mercosur ont signé un traité de commerce international, dont les négociations ont débuté il y a plus de vingt-cinq ans.

Cette signature intervient après la ratification de l’accord par le Conseil de l’UE, le 9 janvier dernier. La France qui portait la voix des réfractaires n’ayant pas réussi à constituer une minorité de blocage.

Loin de faire l’unanimité dans le monde agricole, plus de 5000 agriculteurs ont manifesté devant le Parlement européen le 20 janvier. Ces derniers dénoncent notamment le manque de réciprocité des normes des produits agricoles importés depuis les pays du Mercosur et le risque de concurrence déloyale avec des produits importés à bas prix.

La Présidente de la Commission européenne, Ursula VON DER LEYEN a pourtant bien tenté de rassurer les agriculteurs. Depuis le Paraguay, elle a pris la parole en indiquant avoir entendu leurs préoccupations et avoir prévu des garanties solides pour protéger leurs moyens de subsistance et leur garantir des perspectives économiques importantes. Un discours qui peine à être entendu par le monde agricole.

 

Toutefois, la bataille n’est pas perdue car c’est bien dans les mains du Parlement européen que va se jouer la décision finale. Pour que le traité entre officiellement en vigueur, l’approbation du Parlement est nécessaire, ce qui était initialement prévue en avril ou mai prochains.

 

C’est donc avec un certain soulagement que le monde agricole a accueilli la décision du Parlement européen du 21 janvier, de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne dans le cadre de trois points jugés litigieux par certains eurodéputés, à savoir : la scission de l’accord entre le pilier commercial et le reste, le mécanisme de rééquilibrage qui nécessiterait de compenser le manque à gagner en cas réduction des exportations du Mercosur, et le principe de précaution qui pourrait interdire l’importation de marchandise en cas de doute pour la santé.

 

Désormais, le Parlement européen devra attendre la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne avant de se prononcer sur la ratification de l’accord.