Les conclusions du Conseil s’inscrivent dans une logique de consolidation opérationnelle. Elles mettent en avant la nécessité d’améliorer la gouvernance, la coordination entre la Commission, les États membres et les délégations de l’UE, ainsi que la transparence dans la sélection des projets et le suivi de leur impact. Le Conseil insiste également sur une implication accrue du secteur privé, dans un contexte de concurrence géopolitique renforcée, où la stratégie est assumée comme un levier au service des intérêts stratégiques de l’Union.
Global Gateway s’appuie sur une logique de partenariats avec les pays bénéficiaires et sur un portefeuille de projets en cours de déploiement, avec plus de 250 initiatives structurantes identifiées pour 2026.
Une position du Parlement européen plus exigeante sur la gouvernance
En amont, le Parlement européen s’est saisi du sujet dès mars 2026, en adoptant une première résolution sur Global Gateway. Tout en reconnaissant l’intérêt stratégique de l’initiative pour le positionnement international de l’UE, les eurodéputés soulignent plusieurs points de fragilité.
Ils pointent notamment un manque de transparence sur les financements et les résultats, ainsi qu’une gouvernance jugée encore trop centralisée et peu lisible. Le Parlement appelle à une évolution vers une approche plus « pilotée par la demande », mieux alignée sur les besoins des pays partenaires, et à un renforcement du contrôle démocratique, avec un rôle accru pour les institutions européennes dans le suivi de la mise en œuvre. Les députés insistent également sur la nécessité de mieux encadrer la stratégie dans le futur cadre budgétaire européen, en proposant son intégration dans le prochain instrument “Global Europe” (2028‑2034) afin d’en améliorer la cohérence, la lisibilité et la capacité de pilotage.
Le Comité européen des régions plaide pour une meilleure association des territoires
Du côté du Comité européen des régions (CdR), les récentes positions exprimées s’inscrivent dans une logique complémentaire. Le CdR souligne la nécessité d’une implication plus forte des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de la stratégie, notamment pour assurer l’ancrage local des projets et renforcer leur impact.
Les Régions et villes mettent en avant l’enjeu de cohérence entre politiques internes et action extérieure de l’UE, ainsi que la nécessité de faciliter la participation des acteurs territoriaux et économiques, y compris des PME. Elles appellent également à une meilleure articulation avec les instruments de financement européens et à un accès simplifié pour les porteurs de projets.

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