Santé mondiale : la Commission mise sur le multilatéralisme pour renforcer la réponse aux crises

Santé mondiale : la Commission mise sur le multilatéralisme pour renforcer la réponse aux crises

La Commission européenne a présenté, en mai 2026, une nouvelle stratégie visant à orienter son action en matière de prévention et de gestion des crises sanitaires à l’échelle internationale. Dans un contexte marqué par la multiplication des épidémies et par une baisse des financements mondiaux consacrés à la santé, l’institution réaffirme son attachement à une approche multilatérale.

S’appuyant sur les enseignements de la pandémie de Covid‑19 et sur les vulnérabilités persistantes des systèmes de santé, la stratégie met en avant plusieurs priorités. Elle vise d’abord à renforcer la préparation aux crises sanitaires, notamment en coopération avec l’Organisation mondiale de la santé et les réseaux de laboratoires, tout en développant les capacités européennes de production rapide de tests et de traitements.

 

La Commission entend également soutenir des systèmes de santé plus résilients, en promouvant une approche intégrée (« One Health ») et en développant des partenariats internationaux. La diversification des chaînes d’approvisionnement en produits de santé constitue un autre axe central, afin de réduire les dépendances identifiées lors des crises récentes. Dans un contexte de fragmentation et de diminution des financements internationaux, la stratégie prévoit par ailleurs un renforcement de la coordination et de la transparence, notamment à travers de nouveaux outils de suivi des dépenses en santé à l’échelle mondiale.

 

Cette orientation s’accompagne d’un engagement financier : l’allocation de près de 74 millions d’euros sur 2026‑2027 à la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), dans le cadre du programme Horizon Europe. Cet appui vise à accélérer la recherche et le développement de vaccins, avec l’objectif de pouvoir en disposer dans un délai de 100 jours en cas de pandémie, tout en renforçant la capacité mondiale à anticiper et répondre aux crises sanitaires.

 

Enfin, la Commission souligne l’importance de renforcer la confiance dans la science et de lutter contre la désinformation, identifiées comme des enjeux majeurs pour l’efficacité des réponses aux crises.