La Commission européenne dévoile sa stratégie pour le renouvellement des générations

La Commission européenne dévoile sa stratégie pour le renouvellement des générations

Le 21 octobre dernier, le Commissaire à l’agriculture et au développement rural, Christophe Hansen, a présenté la stratégie européenne pour le renouvellement des générations.

Véritable feuille de route pensée pour être mise en œuvre à plusieurs niveaux, via la PAC actuelle et future, ou encore via les politiques agricoles européennes et nationales, cette stratégie a pour objectif de doubler la part des jeunes agriculteurs d’ici à 2040, les faisant passer de 12% des agriculteurs actifs à 24%.

 

Pour cela, plusieurs leviers d’actions sont identifiés : l’accès au foncier, l’accès à de nouvelles sources de financement et aux compétences, l’accès à un niveau de vie équitable dans les zones rurales ou encore l’accès à un régime de retraite favorisant la transmission. Pour chacun de ces leviers d’actions, des initiatives concrètes sont proposées. Par exemple, la Commission propose de collaborer plus étroitement avec la BEI pour mettre au point des systèmes de garantie et de bonifications d'intérêts à même de faciliter l'accès au financement, ou, dans un autre registre, de développer le programme ERASMUS auprès des jeunes agriculteurs.

 

En outre, la PAC y est présentée comme l’outil central permettant d’agir sur le renouvellement des générations, ce pourquoi il est proposé de rendre obligatoire pour les États membres d’allouer 6% de leur enveloppe de la prochaine PAC aux jeunes et aux nouveaux agriculteurs contre 3% actuellement.

 

Pour atteindre cet objectif, les États membres devront élaborer leur propre stratégie nationale de renouvellement des générations. Ils y expliqueront notamment comment ils comptent se saisir des « kits de démarrage pour les jeunes agriculteurs » qui pourraient devenir obligatoires dans la future PAC. Ce kit de démarrage est décliné en dix outils et chaque État membre devra, à minima, développer deux de ces outils.

 

Un premier bilan de cette stratégie sera dressé dans le cadre du "dialogue de l'UE en faveur de la jeunesse" qui pourrait se tenir en 2029.

 

Même si l’ensemble du monde agricole s’accorde sur la nécessité de cette stratégie, certaines organisations syndicales agricoles ont d’ores et déjà souligné son manque d’ambition et les risques d’avoir des stratégies nationales non obligatoires et disparates entre les États membres.