Fondé sur les principes de copropriété, cocréation et coresponsabilité, le Pacte privilégie des initiatives pratiques qui apportent une réelle valeur ajoutée aux populations et aux économies méditerranéennes. Objectif : créer des bénéfices mutuels, qu’il s’agisse de produire de l’énergie propre, stimuler les investissements privés ou soutenir les jeunes, les femmes et les petites entreprises.
Le Pacte veut ouvrir la voie à une coopération accrue en matière de sécurité, de gestion des migrations et de résilience des infrastructures essentielles. Parmi les priorités : la sécurité maritime, la prévention des ingérences étrangères et la stabilité régionale.
Cette initiative introduit une approche ascendante, fondée sur un partenariat d’égal à égal, en lien étroit avec les réalités du terrain.
Le pacte vise à doubler le budget de l’UE pour cette région à 42 milliards d’euros.
Le Pacte pour la Méditerranée s’appuie sur trois piliers stratégiques, soutenus par plus de 100 initiatives concrètes :
- Le premier pilier vise à autonomiser les populations à travers des espaces communs dédiés à l’apprentissage, la culture, au sport et à la mobilité, avec notamment la création d’une université méditerranéenne comme projet phare.
- Le deuxième pilier modernisera les relations commerciales et d’investissement, soutiendra les start-ups et développera la coopération dans les énergies renouvelables, les technologies propres et l’économie bleue.
- Le troisième pilier couvre la sécurité, la justice et la migration, incluant la lutte contre la criminalité et le terrorisme, la prévention de la radicalisation et la gestion des migrations via des voies légales, des partenariats pour les talents et des visas étudiants.
Le pacte est ouvert à des partenaires au-delà de la Méditerranée, notamment :
- Les pays du Golfe
- L’Afrique subsaharienne
- Les Balkans occidentaux
- La Turquie
Il vise à intensifier la coopération entre l’UE, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la région du Golfe.
En outre, le Pacte pour la Méditerranée prévoit d’étendre certains programmes thématiques, Erasmus+ et Horizon Europe, à 10 pays méditerranéens non-membres de l’UE : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, territoires palestiniens, Syrie (à terme, selon l’évolution de la situation), Tunisie.
Prochaines étapes
- Approbation politique prévue en novembre 2025, à l’occasion du 30e anniversaire du processus de Barcelone.
- Élaboration d’un plan d’action spécifique au 1er trimestre 2026, précisant les pays et parties prenantes impliqués. Le plan sera évolutif, avec possibilité d’ajouter de nouvelles initiatives.
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