Les Etats membres tentent de se mettre d’accord sur un nouvel objectif climatique

Les Etats membres tentent de se mettre d’accord sur un nouvel objectif climatique

Lors d’une réunion informelle qui s’est tenue les 15 et 16 janvier, les ministres de l’environnement ont, entre autres, discuté de l’objectif de réduction des émissions à l’horizon 2040.

Cette discussion s’inscrit dans le contexte de révision de la loi climat prévoyant que la Commission fasse une proposition législative six mois après la tenue de la COP 28. Cette révision législative doit permettre de définir un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2040. La loi climat actuelle prévoit déjà de réduire les émissions de 55% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2030, et à atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Il est donc prévu d’insérer un objectif intermédiaire en 2040.

 

En attendant la communication de la Commission sur le sujet, les discussions entre les ministres des différents Etats membres se sont focalisées sur le chiffre de 90% de réduction d’émissions. Le Danemark et la Bulgarie ont clairement exprimé leur position en reprenant cet objectif chiffré, tandis que l’Irlande ou la Pologne ont exprimé des positions favorables pour avoir une ambition climatique élevée, sous-entendant un accord avec le chiffre proposé.

 

Seule la Hongrie s’est montrée clairement réticente et a notamment demandé que les spécificités nationales soient prises en compte.

 

D’autres Etats membres, comme l’Allemagne, l’Italie, Malte ou encore la France ne se sont pas exprimés sur cet objectif. La France a, en outre, fait savoir sa volonté de reconnaitre un objectif énergétique « bas carbone » pour 2040 comme alternative à l’objectif actuel de l’UE en matière d’énergies renouvelables, afin de valoriser l’énergie nucléaire.

 

Cet objectif chiffré de 90% a finalement été confirmé par la communication de la Commission européenne du 6 février. Le texte doit maintenant être adopté par le Parlement européen et le Conseil suivant la procédure législative classique.