Coopération décentralisée : un avis porté par Magali Altounian

Coopération décentralisée : un avis porté par Magali Altounian

Réuni en session plénière le 1er juillet, le Comité européen des Régions (CdR) a adopté à l’unanimité l’avis porté par Magali Altounian, conseillère régionale, présidente de la commission CIVEX (Citoyenneté, gouvernance, affaires institutionnelles et extérieures) du CdR, consacré à « l’importance de la coopération décentralisée et de la diplomatie des villes et des Régions dans l’approche de l’Union européenne à l’égard des contextes fragiles ».

Cet avis est l’aboutissement de plusieurs mois de travail et de consultations menées avec les services de la Commission européenne, des représentants des institutions européennes, des réseaux internationaux de collectivités territoriales et de nombreux acteurs de la coopération internationale. Ce processus a permis d’enrichir le texte de recommandations opérationnelles destinées à mieux prendre en compte le rôle des territoires dans l’action extérieure de l’Union européenne.

 

L’avis défend une idée forte : les collectivités territoriales ne doivent plus être considérées comme de simples bénéficiaires des politiques européennes de coopération, mais comme de véritables partenaires stratégiques. Cette approche est particulièrement pertinente dans les contextes fragiles, c’est-à-dire les territoires confrontés à des crises ou à des facteurs d’instabilité durables – conflits, instabilité politique, vulnérabilités économiques et sociales, catastrophes naturelles ou effets du changement climatique. Dans ces situations, les collectivités locales constituent souvent un échelon essentiel pour maintenir le dialogue, assurer la continuité des services publics et soutenir les populations.

 

Ce message fait écho à l’engagement de longue date de la Région Sud, qui a développé au fil des années de nombreux partenariats de coopération avec des territoires confrontés à des situations de fragilité, notamment dans l’espace méditerranéen. Ces coopérations démontrent le rôle essentiel que peuvent jouer les collectivités pour préserver les liens entre les populations, soutenir les capacités locales et accompagner les dynamiques de développement sur le terrain.

 

L’avis appelle également l’Union européenne à associer davantage les collectivités territoriales aux programmes déployés par les délégations de l’UE. Il plaide enfin pour une approche articulant plus étroitement prévention, aide humanitaire, développement et résilience des territoires.

 

Adopté à l’unanimité, ce texte constitue une reconnaissance importante du rôle de la coopération décentralisée et de la diplomatie territoriale dans la réponse européenne aux crises et dans la construction de partenariats durables avec les régions du monde confrontées à des situations de fragilité.